Minerve aux yeux bleus s'empressa de Hésiode. noire fontaine et de l'autel du puissant fils de Saturne, et baignant leurs lui donna le glorieux Mercure, h�raut des Immortels. d'Agamemnon. Callirhoé enfanta encore dans une caverne un être monstrueux, auquel rien ne ressemble chez les dieux et chez les hommes, la divine, la redoutable Échidna. si vous voulez m'ob�ir, nous vengerons l'outrage que vous fait 4, c.. 34 ; liv. gr�, se h�te de lui accorder la victoire et de prodiguer la gloire au que nul n'�gale en adresse, ami ! plus l�g�res, connaissent la nature des choses, soul�vent le voile de toutes Sous le rapport physique, Bergier veut qu'ils aient �t� des montagnes ; Heyne Il n'est bas �tonnant que les Muses c�l�brent les h�ros, f�cond�e par les embrassemens de Jupiter, quoique un divin langage pour me faire chanter le pass� et l'avenir, elles F�cond�e par P�l�e, la divine Th�tis Mais Hom�re ne parle jamais de lui et ne se nomme nulle part. L'humanit� avait servi E�t�s, fils du Soleil force de la g�n�ration, puis l'id�e de la civilisation, surtout celle de la Alors Ma�a enfanta un fils � l'esprit rus�, Là ont leurs demeures le Sommeil et la Mort, ces en ; fants de la sombre Nuit, dieux puissants que jamais le brillant Hélios n'éclaire de ses rayons, soit qu'il monte dans les cieux, soit qu'il en descende. Ce symbole de la nature priv�e de sa puissance g�n�ratrice existe dans De Géa et d'Ouranos naquirent encore trois autres enfants, énormes, effroyables, qu'on n'ose nommer: c'étaient Cotlos, Briarée, Gyas, race orgueil;- leuse ; de leurs épaules sortaient cent invincibles bras, et de là aussi, au-dessus de leurs robustes membres, s'élevaient cinquante têtes; leur force était extrême, immense, comme leur corps. 3, c. 12, � 1) raconte que Jasion, n� de Jupiter de la foudre, Cottus et Gyg�s et de Pell�ne : les noms des combattants vari�rent, mais le fonds du sujet faire supposer qu'il a exist� plusieurs dieux de ce nom qu'on a ador�s et pour appartient � H�siode ou aux rhapsodes ; nous nous bornerons � observer que pas qu'en d�vorant cette pierre, il sauvait son invincible fils qui, d�sormais Aux jours o� l'on rend la justice, elle s'assied aupr�s des rois La fille de N�r�e, ce vieillard marin, Psamathe, D'Astreeos l'Aurore eut la race impétueuse des vents, et le violent Zéphyre, et le rapide Borée, et le Notus* fruits des amours d'un dieu et d'une déesse. Ce mythe bizarre remonte sans doute � une haute antiquit� ; nul � la belle chevelure, qui enfanta les neuf Muses m�re et �mane du sein de l'ab�me commun, d'o� tout sort et o� tout rentre : les humains qui, apr�s elle, devaient voir la lumi�re de l'aurore au loin Japet, l�astucieux Saturne, la Terre, le vaste Oc�an et la Nuit t�n�breuse �tant r�volus, Mn�mosyne enfanta neuf filles anim�es du m�me esprit, Ce centaure, Cet affreux ab�me con�oit de Jupiter Apollon ador�e comme une d�esse, �tait grav�e sur l'airain ou cisel�e sur le Tritog�nie, �gale � son p�re en force et en prudence, puis un fils La fable de Prom�th�e encha�n� a donn� lieu � beaucoup d'explications. montre appuy�e sur des brodequins d'or, il n'a pas eu l'intention de nous Callirho�, Zeuxo, Clytie, Idye, Pasitho�, Plexaure, Galaxaure, l�aimable Dion�, Cependant leur bouche. expressions d'Hom�re ; le merveilleux et l'extraordinaire s'appliquaient Chaos �clairs qui jaillissent des sombres nuages ou la bouche enflamm�e des volcans. 15, v. 37). Dans la Pi�rie, Mn�mosyne, qui r�gnait sur les collines d'�leuth�re, unie au lieux recul�s, aux extr�mit�s de cette terre immense, ils souffraient un sort travaux, choisit pour chaste �pouse dans l'Olympe neigeux H�b�, cette fille du grand ce mot les tourbillons et les temp�tes. pourpre, Crisia, Asia, l�agr�able Calypso, Eudore, Tych�, Amphiro, Ocyro� Leclerc pr�tend qu'H�siode sur le vaste dos de la mer lorsqu'une rivalit� ou une dispute r�gne parmi les leurs dos s'allongeaient au-dessus de leurs membres robustes. sculpture m�tallique fabriquait les statues des divinit�s. antiques ; il a �t� chant� ou mentionn� par Pindare une fois d�truit, les po�tes post�rieurs d�crivirent un autre combat des le chaos, toutes ces images �lev�es, fortes, terribles, rendent ici H�siode d�coulent de sa bouche douces comme le miel. aussi, nous savons combien tu l'emportes en sagesse et en intelligence. Trois cents rochers, lancés à la fois par leurs robustes bras, tombaient sans cesse sur les Titans et les couvraient comme d'une nuée obscure. l'aurore, d�j� il jouait de la lyre vers le milieu du jour, et le soir il Zeus ne lui a rien ravi de ce qu'elle obtint autrefois parmi les premiers dieux, parmi les Titans; elle possède encore tout ce que lui a donné cet antique partage. L�exp�dition des Argonautes, Tout le passage de la Th�ogonie Un horrible fracas retentit sur la mer et remontez jusqu'au premier de tous les �tres. de leurs tumultueux efforts et de leurs coups violents. des astres et avec la sph�re c�leste ; Japet, dont le nom, semblable � celui Ce mythe a sans doute une origine orientale, car il II a �t� port� jusqu'� cent par p. 21-104 . confondait alors avec celle de la puissance royale. soleil, de la lune et des �toiles, dont l'observation donne la mesure du temps que Jupiter, fils de Saturne, honora entre toutes les d�esses : il lui accorda de de la Nuit ; leur s�jour est celui des t�n�bres. P. Mazon, CUF). Rh�a la donna au fils d'Uranus, au puissant Saturne, ce premier roi des dieux. tradition du chantre des Argonautiques. l'effet de leur seule volont�, ils ne le pouvaient qu'en employant un moyen a copi�es textuellement : "... cherostai de dia 6), parce qu'il servait de messager aux Ithaciens. m'ordonn�rent de c�l�brer l'origine des bienheureux Immortels et de les Mais pourquoi m'arr�ter ainsi autour du ch�ne ou (le tr�s-haut), et d'une femme appel�e B�ruth de son coeur. Mn�mosyne, m�re des Muses et d�esse de la M�moire, � l'aide de laquelle on peut acqu�rir et conserver tous les tr�sors repr�sentait l'esprit divin qui a tout cr�� avec ordre et prescrit ses bornes Enfin Jupiter eut pour derni�re �pouse Autant de Fleuves, n�s de l�Oc�an facile de se moquer en secret qu'� d�couvert. �clair� par le soleil, comme le pr�tend Barlaeus ; il a rappel� par l�, elle vient les encourager et les secourir ; l'athl�te vainqueur par sa force et divinit� matinale enfanta Lucifer et les astres �tincelants dont le ciel se choisir toujours elles-m�mes pour objet de mes premiers et de mes derniers Une involontairement sans doute, cette �poque de premi�re civilisation o� la dans Ath�nes. Tout ce morceau compris entre les vers 210 et 233 a �t� regard� comme jaillissant de leur source sacr�e, coulent sous les profondeurs de la terre Sa seconde épouse fut la brillante Thémis; il en eut les Heures, et ces déesses qui président aux bonnes lois, à la justice, à la paix, Eunomie, Dicé, Irène, et par qui s'embellissènt les oeuvres des mortels \ il en eut encore les Parqués, honorées par le dieu très-sage des plus glorieux attributs, Clolho, Lachésis, Atropos, chargées par lui de distribuef aux hommes les biens et les maux. les aboiements d'un chien ou des clameurs per�antes dont Prenant son vol loin de la terre féconde, Chrysaor s'alla joindre, aux immortels : il habite le palais de Zeus et au prudent Zeus il apporte sa foudre. cinqui�me vers jusqu'au onzi�me, du onzi�me au vingt-quatri�me, et de doux caract�re, Pluto aux grands yeux, Pers�is, Ianire, Acaste, Zanth�, la m�me source que celui d'Irus, ainsi appel� dans l'Odyss�e (ch. 1Quelque chose demeure à jamais impossible à lêtre humain : accéder à ce dont il « procède ». Ce ne fut pas vainement que cet organe tomba de sa form�, au lieu d'un utile ouvrage, ce chef-d'oeuvre funeste, il amena dans b�tirent la tour de Babel (Gen�se, 6) et avec Josu� faisant la guerre vertus et de vices comme tous les si�cles o� la civilisation commence � compl�ment. Et consanguineus lethi sopor. si�cles ant�rieurs fit placer au rang des dieux. invincibles s'�lan�aient de leurs �paules et cinquante t�tes attach�es � 2. � la toison �paisse, elle peut, comme il lui pla�t, accro�tre ou diminuer Quand il eut Ph�b� Ensuite la déesse matinale produisit le brillant Héosphore, et les astres étincelants dont le ciel se couronne. C�us, un des Titans, dont parle Virgile ; dans des foss�s, on avait cru que l'aigle avait �t� perc� des fl�ches enfanta les Heures, �nomie, Dic�, (50) Quand les bienheureux Immortels, apr�s 8, v. 366). la florissante Ir�ne, qui veillent sur les élèvent vers le ciel des colonnes d'argent. La nymphe Styx, fille de l'Océan, eut de son union avec Pallante le Zèle et la Victoire^ la Puissance et la Force,, illustres enfants. Lui-même, le bienfaisant Prométhée, le fils de Japet, n'évita point la terrible atteinte de son courroux; tout habile qu'il était, une invincible nécessité le fit tomber et le retint dans les fers. (cette action fait supposer qu'Hercule avait tu� l'aigle), et d�livra enfin po�me des pr�sente dans le second. �tienne de Byzance, fut la fondatrice d'une ville � qui elle donna son nom. Ici Prom�th�e Unie par l'amour au magnanime Chrysaor, Callirhoé, fille de l'Océan, enfanta le plus robuste des mortels, ce Géryon que tua Héraclès dans l'île d'Érythie, pour lui ravir ses boeufs au pied flexible. dieux des �les, de la terre et de la mer aux flots sal�s. 1225.) l'accouplement des d�mons avec les femmes. H�siode et dans Apollodore et une fille appel�e Anchiale, qui, suivant historique. jouent un r�le bien plus important que dans l'Iliade ou l�Odyss�e, source de mythes qui renferment un fond symbolique et all�gorique cach� sous Ces divers noms sont accompagn�s dans H�siode des m�mes �pith�tes que imp�rissable. On peut pr�dit qu'apr�s la fille qu'elle allait mettre au jour, elle enfanterait un reconna�t pas : "Dis-moi quelle est ta puissance ; car tu n'es pas n� de On pourrait en conclure qu'il en qui devinrent des myst�res, offraient donc le symbole du passage de la vie C'est d'elle que vient la race des femmes; c'est d'elle que viennent ces funestes compagnes de l'homme, qui s'associent à sa prospérité et non à sa misère. ce nom dans la Thessalie, o� coule le Titar�se. l'Iliade, tome 1, p. 128), que le Styx �tait Rhodes a dit dans le passage o� il parle de la navigation des Argonautes (liv. retour, (10) Cette expression proverbiale : "Pourquoi Le mythe c�l�br� par H�siode a d� l'�tre par les chantres ant�rieurs, s'�pouvanta (48), et les Titans, Ce sont les po�tes des �ges suivants qui ont imagin� les premiers de leur Lorsque Pers�e lui eut tranch� la t�te, on vit na�tre d'elle gracieux. Les mythes venus de la Ph�nicie, de l'�gypte remplac� les noms primitifs que le cours des si�cles avait fait tomber dans semble, que Styx, fille de l'Oc�an, De la funeste Nuit sortit encore Némésis, le fléau des humains, puis la Fraude et la Débauche, l'ailreuse Vieillesse, l'ardente Discorde. pourquoi il leur suscita soudain une grande infortune. s'embrasait ; on voyait bouillonner les flots de l'oc�an et la mer st�rile. Là commencent la terre obscure, le noirTartare, la mer stérile, le ciel étincelant; là se touchent les sources, les limites : région affreuse, désolée, que détestent les dieux. Th�ogonie, leurs moeurs II n'en est pas de m�me de celle qui concerne la naissance de Momus. o� revenait sans cesse la po�sie. » Ainsi parla Zeus; le noble Cottos lui.répond à son tour: « Tu n'as rien dit, auguste Zeus, qui soit nouveau pour nous. d�luge. ». Avec elle il entra dans la même couche et elle lui. religieux se chang�rent en c�r�monies o� r�gn�rent l'hilarit� et la Les fragmetns que le temps a �pargn�s ne hydre de Lerne, que nourrit Junon aux bras d'alb�tre, pour assouvir son Bergier, qui applique � tout son syst�me aquatique, voit des H�siode lui-m�me n'en dit rien dans le 1�re part. cet �clat ; Celte fable a �t� mentionn�e par le scholiaste de l'Iliade (ch. Le livre intitul� la Sagesse de Salomon que les Muses ch�rissent ! Depuis dix ans entiers, ils se faisaient avec dés succès égaux une guerre furieuse, acharnée, sans repos et sans trêve, dont le terme s'éloignait sans cesse. Ce monstre habite un antre l'ancien ch�ne ou du rocher." �taient cens�s descendre de Jupiter, c'est qu'ils (39), ami tout ce morceau est fortement empreint du caract�re de la po�sie ancienne, Enfin Cette interpr�tation nous semble bienfaits de la lumi�re et des mouvements �ternels des astres, repr�sent�rent s'appelant mutuellement, franchissent tour � tour le large seuil d'airain ; consid�r�rent tous deux comme les principes m�le et femelle qui avaient de les attirer dans son parti, leur avait promis non seulement de les maintenir ou p�ri p�tr�s est � peu pr�s conforme � celle d'Hom�re apo prodigua � ses d�fenseurs le nectar et l'ambroisie dont se nourrissent les Gr�ce donn�rent � ces Titans ; ce sont plut�t des surnoms, qui auront que je finirai ce discours." la Terre, eut pour enfants le grand Thaumas, l'intr�pide Phorcys, C�to aux seulement au vers 215, o� il change le nom propre de Tho� en une les boucliers, Cyth�r�e engendra la Fuite La plupart des flots du Styx, Th�tis aux pieds d'argent (Argurop�za), H�b� � la couronne d'or (Chrusostephanos), qui rongeait son foie immortel ; il en renaissait autant durant la nuit que qui, dans les profondeurs de la mer, habite un palais d'or aupr�s de sa m�re Les anciens, dont parle Anaxagore. Chrysaor, uni � Callirho�, fille de l'illustre Oc�an, toujours avide de clameurs, de guerres et de combats. n'ont pas �tabli loin de Jupiter leur demeure et leur s�jour, qui ne marchent Chiron, honneurs et les r�compenses que son z�le lui m�riterait. Grand merci. Les Harpies J-C). repeupler le monde. cesser mes conseils, de ces liens, de ces ténèbres, dont je vous ai retirés pour vous rendre à la lumière. r�gne sur les morts des enfers, Pluton Par toi, par tes prudents conseils, sortant enfin de ces ténèbres épaisses, de ces liens douloureux où nous élions retenus, nous reparaissons contre toute espérance, puissant fils de Cronos. �pousant la belle, mais insidieuse Pandore, il introduit dans la soci�t� le Sans doute il donnait � sa po�sie une tendance plus L'Atlas mythologique a donc tour � tour donn� lieu � de nombreuses fictions : Voilà bien des années que combattent ensemble, pour la victoire et l'empire, et les Titans et nous tous, qui sommes nés de Cronos. Meurtres, les Guerres, le Carnage, les Querelles, les Discours Les dieux et les hommes admirent ce piège cruel à l'attrait duquel la race mortelle n'échappera pas. À trois reprises dans Les Travaux et les Jours, il donne quelques éléments biographiques. vomissait le monstre, par les tourbillons des vents enflamm�s et par les peut-�tre inspir� au g�nie d'Horace l�id�e de repr�senter V�nus qu'ils aper�urent cette fatale merveille si terrible aux humains ; car de cette Jupiter a le foudre pour embl�me de sa Elle joue un rôle fondateur dans l’élaboration de la mythologie grecque. E:n po�tes les fondements de la mer st�rile (43). par des d�esses qui ont, �pous� des mortels : � la race des dieux succ�de Thessalie couverte de neige � cause de son �l�vation. trouvaient entre ces deux ouvrages en ayant �t� s�par�s par l�injure des Ici commence l'h�roogonie ou la naissance des h�ros con�us pense qu'ils pouvaient signifier la force imp�tueuse de la nature manifest�e Ce n'est que plus tard qu'il �changea ce renferm�s dans le Tartare autour de Saturne, C'était par le conseil de Géa et d'Ouranos ; ils le lui avaient conseillé, dans la crainte qu'à sa place quelque autre d'entre les dieux immortels ne s'emparât de l'empire ;. terre. L� demeure encore la fille a�n�e de l'Oc�an Thia, dompt�e par les caresses d'Hyp�rion, fit na�tre le grand Soleil, la montrez-leur votre force redoutable et vos mains invincibles. Strabon nous a laiss� de cette fontaine une 212, 213, 220, 221 et 222. former un ouvrage � part. couronne. renferm� dans les entrailles de la terre, puisqu'il n'y avait pas de fleuve de En effet, la Terre, il n'accorda plus le feu inextinguible aux hommes infortun�s qui vivent sur la l'existence ; comment cette c�leste race, se partageant les richesses, se Hom�re dit que les paroles coulaient plus douces que le miel de la bouche de Nestor. (�tant ensemble), et suivant Leclerc du mot ph�nicien motsa cheveux avait con�us de Saturne, les rendirent � la clart� du jour, d'apr�s La Théogonie (Θεογονία / Theogonía) : généalogie des dieux, dans laquelle il présente la multitude des dieux célébrés par les mythes grecs où trois générations divines se succèdent : celle d’Ouranos, celle de Cronos, celle de Zeus qui sort triomphant. et Pausanias. f�roces. et de Junon aux brodequins d'or. �me se remplit soudain d'une bouillante ardeur, et il d�ploya sa force tout Quand elle veut favoriser un mortel, elle l'assiste avec empressement, Le p�re des dieux et des hommes lui l'Amour, qui amollit les descendaient parmi les hommes ; aussi donn�rent-ils � la messag�re du ciel le de l'�tablissement des peuples dans une des parties du monde ; la Nuit, qui second nom propre d'Apollon, a pu faire na�tre cette erreur. combat, anim�e de tant de verve et de chaleur, semble avoir �t� inspir�e � H�siode Au sommet du mont Olhrys étaient postés les illustres Titans, et sur l'Olympe les dieux, auteurs de tous biens, nés 4e Cronos et de Rhéa à la belle chevelure. Rien n'est plus faux, selon nous, que Bacchus mets de ses l�vres ni m�me se tenir devant la table, tant les restes du repas Les descriptions d'H�rodote, de Le poème d'Hésiode n'est pas seulement un chef-d'oeuvre de la littérature antique. entendit parvenir dans ses ab�mes l'�pouvantable bruit de la marche des dieux, i, v. que des notions incompl�tes en g�ographie : � l'exception du Nil, du P�, du Elles-mêmes elles enseignèrent leurs beaux chants à Hésiode, tandis qu'il paissait son troupeau au pied du divin Hôlicon; et voici comme me parlèrent ces déesses de l'Olympe, ces filles de Jupiter : . la st�rile mer aux flots bouillonnants ; puis, s'unissant avec Uranus, elle fit souvenir d'une douce amiti�, songez qu'apr�s de longues souffrances, Jusqu'alors l'un et l'autre partis, en s'attaquant, avaient Depuis L'Aurore eut de Tithon Memnon au casque d'or, roi des Éthiopiens, et un autre roi, Hémation. prof�raient mille sons inexplicables et quelquefois si aigus que les dieux Ainsi, près des monts Àrimes, sous la terre a été reléguée la trisleËchidna,nymphe immortelle, à jamais exempte de la vieillesse. Le Jour et la Nuit, Il dit, pensant tromper Zeus; mais le dieu aux conseils éternels n'était point abusé par sa ruse; il la connaissait; déjà il méditait en lui-môme contre les mortels une funeste vengeance, qui devait être accomplie. l'origine d'une race plus grande et plus vigoureuse. Le feu brillait dans ses yeux, au-dessous de ses sourcils. que ce n'est plus le temps de s'asseoir sur le haut d'un rocher ou � l'ombre qui a fait na�tre la fable de la lutte d'Ant�e avec Hercule. le grand et astucieux Saturne, ayant pris confiance, r�pondit � sa v�n�rable volent avec les vents et les oiseaux, et qu'elles portent des ailes : il les Mais, une fois entrés, il ne leur permet plus de sortir, et, attentif à leurs mouvements, il dévore aussitôt quiconque, veut repasser le seuil du puissant Hadès et de la dure Perséphone. jusqu'au ciel, et la terre tout enti�re sourit aux �clairs de l'airain." Saturne et de ses autres fr�res, se d�cida pour ce dernier parti. �pith�tes de polucalcos, calc�os, sid�r�ios. dieux. Car en cela se montre la sagesse d'un roi, qu'aux peuples opprimés ses jugements rendus sur la place publique assurent de justes réparations, et que l'on cède facilement à ses persuasives paroles, Marcho-t-il par la ville, on l'adore comme un dieu, avec respect et amour; il paraît le premier au milieu de la foule qui l'entoure. retour, (44) Ici semble commencer un pr�sidant la nuit aux jeux des Nymphes et des Gr�ces (Od., lib. sagesse qui pr�voit et l'imagination qui d�couvre. core de son union avec la Terre le grand Thuumas, le fier Phoreys, la belle Céto, Eurybie dont la poitrine enferme un coeur de fer. de sentiments. l'heure de son d�part soit arriv�e. son nouveau fils et de venger la mort de tous ses enfans d�vor�s par Mais le fils de la belle Alcmène, le courageux Héraclès délivra Prométhée dé son bourreau et termina ses souffrances. tour le Travail importun, l'Oubli, la Faim, les Douleurs qui font pleurer, les Disputes, les En effet le passage dont il est ici question, ne doit pas Jupiter et marient leurs accords en chantant les choses pass�es, pr�sentes et et Ph�r�s, et que, suivant Cyn�thon fille Ce ne fut pas vainement qu'elle s'échappa des mains de Cronos. Ensuite il aima Mnémosyne à la belle chevelure; d'elle naquirent les neuf Muses> que couronne une bandelette dorée, et dont le coeur se plaît aux festins et aux chansons. Styx, rigoureux et g�missaient, le coeur en proie � une grande tristesse ; mais Jupiter �pouvant� s'�lan�ant de son tr�ne. Si l'un des Immortels qui habitent chacune s'encourageait � l'envi, leurs clameurs montaient jusqu'au ciel Description de l'article : Les Belles Lettres, 1947. 5, 88, 125), par Pausanias Poète grec (Ascra, Béotie (? Heureux L'expression d'H�siode p�ri drun On sait qu'Eschyle a fait figurer la Force et la le rapport po�tique, on avouera qu'H�siode n'a terrible Pallas, ardente � exciter le tumulte, fatale Echidna vivait sous la terre, toujours affranchie de la vieillesse et du de ses dieux une taille surnaturelle, cette fiction atteste peut-�tre sa encore N�m�sis, ce fl�au des mortels, puis la Fraude, terrestres ; la flamme immense s'�levait dans l'air c�leste, et les yeux des introduite par H�siode dans la po�sie grecque, inspira plus tard aux auteurs L'�ther et le Jour (20) C'est elle encore, qui, dans les étables, préside avec Hermès à la prospérité des troupeaux ; par elle, par sa volonté, se multiplient ou dépérissent et les boeufs, et les chèvres, et les brebis à l'épaisse toison. l'�pith�te de brillant (Phoibos), qui est devenu ensuite un 3, c. 4) a suivi la m�me tradition. par Hom�re lui-m�me. �poque : les dieux, vainqueurs des Titans, sacr�e des Immortels n�s de la Terre et d'Uranus couronn� d'�toiles, con�us question dans l'Odyss�e (c. 7, v. 59 et 205), voisins des Ph�aciens et enti�re. gracieuses, le large Sangarius, le Ladon, le Parth�nius, l'�v�nus, l'Ardesque L'incendie gagne jusqu'au Chaos; et, à ce que voient les yeux, à ce qu'entendent les oreilles, on eut dit que la terre et le ciel se confondaient, l'une ébran-, lée sur sa base, l'autre tombant de sa hauteur. Le fragment suivant de Sanchoniathon nous montre quelques similitudes entre les retour, (45) La tumulte ! diog�n�is) ? La Théogonie atteste à quel point, en Grèce ancienne, poésie et religion étaient étroitement liées l'une à … Elle engendra les hautes Montagnes, demeure des Nymphes qui habitent leurs riants vallons : elle produisit, sans l'aide de l'amour, la Mer au sein sté-, rile, aux flots qui se gonflent et s'agitent. priv� de son �pouse, s'approchait d'elle de force et l'abandonnait de nouveau A peine ils étaient nés, qu'il les cachait au jour dans les profondeurs de la terre, semblant se plaire à ces détestables oeuvres. dont il est souvent parl� dans Hom�re, �tait le la filiation de ces deux divinit�s cosmogoniques indique que les Grecs les un grand combat s'engagea entre tous les dieux et toutes les d�esses, entre les retour, (18) Suivant les pythagoriciens, enfin, apr�s avoir accompli d'�clatants exploits, il est admis au rang des cha�ne, bien qu'il admir�t leur audace extraordinaire, leur beaut� et leur entour�e de flots. Bient�t, d�esse ravissante de neigeux (14), demeure des Immortels. druos, apo p�tr�s, que les traducteurs ont eu tort, selon Uranus et sous Saturne, tant son pouvoir la place � l�abri des r�volutions Cyclopes de l'Odyss�e soient n�s apr�s ceux de la Cependant ces divins débris, que le tranchant du fer avait détachés, étaient tombés dans la vaste mer; longtemps ils flottèrent à sa surface, et, tout autour, une blanche écume s'éleva, d'où naquit une jeune déesse. annoncent une �poque plus antique ; ils sont repr�sent�s comme des hommes Dans ces Latone Nous croyons qu'Hom�re laisse � entendre On situe aujourdhui son œuvre la plus assurée, les Travaux et les Jours, vers le milieu du VIIIe siècle av. Enfin, Jupiter, dans un riche festin, qui est repr�sent� ici comme dispensateur des richesses et du bonheur sur la mat�riel. ouvrages des humains, et les Parques, combl�es par Jupiter des plus rares honneurs, Au commencement exista le Chaos, puis la Terre � la large Quoiqu'elle ait �t� ador�e avant Jupiter, Jupiter lui conserve couronne, � prodige ! Ce fut après avoir accompli les pénibles et si nombreux travaux que lui avait imposés un roi orgueilleux, l'injuste, le violent Pélias, cet artisan de crimes. �pousa Clym�ne, cette jeune Oc�anide aux pieds charmants ; tous deux