Les cartes de la surface agricole veulent montrer l'avantage pour le Brésil d'avoir une frontière agricole ouverte. La France a pourtant un intérêt très marqué pour exporter au Brésil. Si on y ajoute les « terres indigènes » dont l’accès est très limité et qui sont réputées gérées de façon durable, ce sont quasiment 50Mha qui sont protégés. D’un point de vue global, il peut être subdivisé en deux grandes zones : 1. Avec 66,1 Md€ d'exportations agroalimentaires, le solde commercial du secteur atteint + 56,3Md€ en 2014 et contribue à atténuer le déficit commercial du Brésil. Les activités de recherche et de formation ont été structurées autour de trois thèmes prioritaires : la recherche biologique avancée sur la génétique végétale, le développement durable de l’Amazonie, l’appui aux politiques publiques brésiliennes de réduction des inégalités. Handicapée par un manque initial d’investissement, l’industrie de la pêche a tout de même pris son essor dans les années 1970. Mais de nombreuses questions sanitaires et phytosanitaires restent en suspens, et la concurrence des pays du Mercosur ou associés (Argentine, Uruguay, Chili) est très forte pour les produits importés par le Brésil. La visite d’État de décembre 2013 a permis de concrétiser des avancées dans les relations bilatérales agricoles avec la signature d'un arrangement administratif « chapeau » entre les ministères de l’agriculture français et brésilien MAAF et MAPA. "Brésil" Emmanuel Buchot. 1. Par ailleurs, en cas de crise climatique, et pourvu que la municipalité ait contribué, tous les producteurs touchés bénéficient d’un programme d’assurance-récolte intitulé Garantia safra qui les indemnise à hauteur du bénéfice qui était attendu. Si l'on tient compte de tous les organismes publics sous tutelle de ces ministères, il est possible d'estimer la répartition budgétaire comme suit : Si l'on considère que le budget total affecté à ces deux organismes est le budget agricole de l’État (hors pêche et forêts donc), le MDA et ses dépendances gèrent 30% des fonds contre 70% pour le MAPA et ses dépendances dont l'Embrapa (qui à elle seule a un budget de presque 700M€). Le Plan 2014-2015 a été lancé le 26 mai 2014 par Dilma Rousseff et prévoit : Cette politique destinée aux petites exploitations va de pair avec des mesures visant à assurer la sécurité alimentaire des populations les plus pauvres souvent rurales, en essayant par exemple d’organiser des circuits, souvent courts, d’approvisionnement des plus démunis par l’agriculture familiale. Ainsi il existe des programmes visant à la création de débouchés : Enfin l’assistance technique auprès de petits producteurs va être renforcée avec la création d’une «Agence nationale d’assistance technique et de conseil rural » (ANATER), institué par un décret signé en mai 2014 par la Présidente de la République. On distingue 5 régions climatiques : le Nord, que couvre la forêt amazonienne ; le Nordeste, zone semi-aride pauvre, dont le littoral fut le berceau du développement de la culture du sucre puis du coton, et qui est désormais peu productif ; le Centre-Ouest, plateau central du Cerrado, où se sont développés à toute vitesse, depuis les années 70, l’élevage bovin et la culture du soja, mais aussi du maïs, du coton ou de l’eucalyptus ; le Sudeste, premier bassin historique de production moderne, prospère et diversifié, autour de São Paulo avec les productions de café, l’élevage et la canne à sucre ; et le Sud, fortement spécialisé dans la production de céréales, et les élevages de volailles et de porc. Le pays représente un marché potentiel colossal pour les industries agroalimentaires françaises. Le Brésil a été classé 6e émetteur mondial de GES lors de conférence annuelle de l'ONU sur le climat à Durban en décembre 2011. Par bien des aspects, elle s’apparente plus à une déforestation anarchique qu’à une exploitation rationnelle soucieuse de préserver l’avenir du patrimoine écologique du pays. Cette enveloppe est en hausse de +12% par rapport à l’an dernier. Cependant, les exportations agricoles brésiliennes, exprimées en $, sont en baisse (–3,2% par rapport à 2013) pour la première fois depuis 2009. Dans le cadre des engagements pris en amont de la conférence de Copenhague, le président Lula s’était engagé à diminuer de 80% la déforestation par rapport à 2005 d’ici 2020, sans que les mesures précises soient détaillées. Le front pionnier avance dans la mesure où il est suffisamment attractif pour que des acteurs viennent s’y installer et y développer des activités, agricoles (d’abord l’élevage puis souvent la culture du soja, du riz ou du maïs) pour l’essentiel. Les Organismes Génétiquement Modifiés L’adoption en 2005 de la loi sur la biosécurité a lancé le développement légal de la culture des OGM. Responsable de l'excédent commercial brésilien (cf.infra), l'agriculture a largement contribué, par la rentrée de devises, au redressement économique du Brésil depuis la fin des années 1990. Selon les statistiques du MAPA, la France est 6e client dans l’UE (19e pays client pour le Brésil) avec 1,2Md€ d'importations (soit 1,5% des exportations brésiliennes en 2014). Le Brésil défend fortement une libéralisation accrue des échanges agricoles dans le cadre de l’OMC, et une ouverture du marché agricole européen dans le cadre de la négociation UE - Mercosur. Enfin, le Brésil, membre de l’Alliance mondiale de recherche sur le changement climatique (Global Research Alliance) initiée par la Nouvelle Zélande depuis juin 2011, co-dirige le groupe de recherche de l'Alliance sur les céréales avec les États-Unis. De l’autre, l’agriculture familiale, qui fournit environ 2/3 de l’alimentation des Brésiliens, emploie environ 14millions de Brésiliens sur 4,3millions d’exploitations, et au profit de laquelle plusieurs programmes spécifiques de soutien ont été développés en particulier depuis l’élection de Lula en 2003, et se sont poursuivis sous le gouvernement actuel de Dilma Rousseff. Le Brésil est aujourd’hui le 4e agro-exportateur mondial derrière les USA, les Pays-Bas, l’Allemagne, et juste devant la France. Elles ont été suspendues, en 2004, en raison du niveau des concessions agricoles demandées par les pays du Mercosur, soulignant ainsi les difficultés à accorder les parties sur une approche équilibrée. Le Mouvement des Sans Terres (MST) est responsable environ de la moitié de ces occupations, et les ethnies indigènes d’environ l’autre moitié. Ce nombre est passé de près de 6000 en 2012 à presque 18000 en 2019. Service Acceo pour les personnes sourdes et malentendantes, Les politiques agricoles à travers le monde, La Stratégie Europe et International 2018-2022 du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation. Les exportations d'équipements des industries agricoles et agroalimentaires progressent légèrement (+3% à 5,2M€). La lutte contre le changement climatique La politique agricole brésilienne est annuelle et son objectif principal est de créer les conditions financières permettant d’augmenter la production et d’améliorer la productivité, via des enveloppes de crédits bonifiés qui augmentent régulièrement. Le Brésil figure parmi les 1 ers producteurs agricoles mondiaux. Dans le domaine de l'enseignement technique, une vingtaine d’établissements participent régulièrement à des actions avec le Brésil (échanges de jeunes, accueil de délégations, participation à des séminaires). Pour les uns, cette tendance s’explique par l’amélioration de la situation économique en milieu rural alors que, pour d’autres la proximité des dirigeants du MST avec le parti au pouvoir en serait la cause. Le Brésil n'est pas membre du Global Alliance for climatesmart Agriculture (GACSA). Le roi du Portugal, fuyant Napoléon, se réfugie à Rio en 1808 et ouvre aussitôt les ports brésiliens au commerce extérieur. Près du quart de la production mondiale de café provient des plantations brésiliennes des États de São Paulo, de Paraná, d’Espírito Santo et du Minas Gerais. La zone nord-ouest qui … Toutefois son agriculture est aussi forte dans d'autres productions : c'est le 2e producteur de soja, le 3e pour le maïs, la viande bovine (à égalité avec l'Union européenne) et les volailles, et enfin le 4e pour la viande de porc. Enfin, des zonages agro-écologiques de la canne à sucre et du palmier à huile ont également été établis pour éviter l’implantation des productions dans des zones déboisées illégalement. INTRODUCTION 1.1. Seuls l’Equateur et le Chiline lui sont pas frontaliers. Aujourd’hui, la culture de soja, coton, et maïs OGM est autorisée. Brésil : Tableau - Part de l’agriculture dans le PIB (PIB agricole) Cliquez à côté de "Recherche" pour indiquer votre demande Vous pouvez télécharger les données du tableau au format CSV en cliquant sur le lien de droite pour l’indicateur : Part de l’agriculture dans le PIB (PIB agricole) Certaines prennent alors des mesures en collaboration avec les autorités locales pour être rayées de cette liste. Comptant alors pour le tiers de la population, ces Brésiliens gagnant entre 500 et 1 000 €/mois permettent au pays de connaître une décennie faste en s’équipant de biens de consommation et en s’e… En outre, la régularisation foncière de nombreux exploitants agricoles en particulier familiaux n’est pas réglée, ce qui freine les investissements pour ces petits producteurs. En sachant que seulement la moitié de la bonification de ces crédits sera remboursée aux banques par le Trésor public, le coût pour l’État serait d’environ 3 à 4Md BRL soit un peu plus de 1Md€, le reste du coût de la bonification étant supporté par les banques (ce qui conduit régulièrement à des renégociations ou annulations de dettes) ; en ce qui concerne les lignes de crédit spécifiques, l’accent a été mis dans le programme 2014-2015 sur les producteurs de taille moyenne qui bénéficieront d’une hausse substantielle des crédits disponibles (+27%) et d’un taux d’intérêt très bas de 5,5% (contre 4,5% en 2013 mais alors que l’inflation est estimée à 6,5). BRÉSIL - La conquête de l'indépendance nationale. Lors de la COP15 de Copenhague, le Brésil s’est engagé à travers une NAMA (National Appropriate Mitigation Action), à réduire volontairement de 36,1% à 38,9% ses émissions en 2020 par rapport à un scénario business as usual. Les paradoxes de l'agriculture brésilienne Écrit par Frédéric MAURO • 6 211 mots • 4 médias; L'indépendance politique acquise par le Brésil, au début du xix e siècle, influe sur sa vie économique. Il fait partie des 1er producteurs et exportateurs mondiaux de nombreuses matières premières en 2013 : 1er en sucre, jus d’oranges, café ; 2nd en éthanol et viande bovine ; 2nd producteur mais 1er exportateur en soja ; 3e producteur et 1er exportateur de viande de volailles ; 3e producteur et 2nd exportateur de maïs ; 4e en viande porcine. le MAPA gère un Plano safra de 52Md€ en 2014-15 soit 87% des fonds ; le MDA gère un Plano safra de 8Md€ en 2014-15 soit 13% des fonds. En 2006, le Brésil produisait 2,59 millions de tonnes de café par an, essentiellement destinées à l’exportation. Le ministère du développement agraire (MDA), chargé de la réforme agraire, de l’appui à l’agriculture familiale dont le ministre est depuis mars 2015 Patrus Ananias. Créé par Jean-Christophe Victor (disparu en … Si le gouvernement de Dilma Rousseff a poursuivi les efforts entamés par son prédécesseur dans le cadre de la réforme agraire (1,2 million de familles installées, parfois dans des conditions précaires, dont 57% entre 2003 et 2010 sur 48,5Mha redistribués sur la même période), et si l’amélioration globale de la situation sociale limite la demande de terres (plus de 20millions de Brésiliens sont sortis de la pauvreté depuis 2003), les inégalités et la violence restent très importantes dans le milieu rural et notamment au niveau des nouvelles terres agricoles gagnées sur la forêt. La dualité se ressent également dans les moyens dont disposent les deux ministères. Il existe un Plano safra pour l’agriculture commerciale et un Plano safra pour l’agriculture familiale, lancés séparément. En 2005, le Brésil a été classé par l’ONU comme le pays le plus inégalitaire au monde, 57 p. 100 des terres appartenant à 2,7 p. 100 des propriétaires. 40 % du territoire national se situe à moins de 200 m d'altitude, 45 % entre 200 m et 600 m et 12 % entre 600 m et 900 m.Seuls 3 % constituent les zones montagneuses, dépassant les 900 m d'altitude. L’Union européenne est le second client du Brésil pour les produits agricoles et alimentaires avec environ 22% des exportations, juste derrière la Chine avec environ 23%. Par ailleurs ont été annoncés : la réactivation du programme Moderfrota destiné aux investissements dans les machines agricoles, deux nouvelles lignes pour l'élevage (confinement et rétention des mères pour éviter la décapitalisation des troupeaux), et la possibilité de bénéficier de crédit rural pour les forêts plantées (le MAPA devenant dès 2014 responsable de la politique nationale sur les forêts plantées, alors qu’avant ce domaine dépendait du ministère de l’environnement) ; appui à la commercialisation par un système de prix minimum : 5,6Md BRL (environ 1,8 Md€) y seront consacrés, soit le même montant que la dernière campagne. Parmi les grandes productions alimentaires, celle qui présente la dispersion la plus grande, et les tonnages les plus faibles, est le manioc, l'une des bases de la nourriture des hommes et aussi des porcs. Cette collaboration se concrétise en 2015, du 19 au 23 octobre, par l'organisation du Forum franco-brésilien Science et Société, à l’EPL du Pas de Calais (à Arras). Le thème principal de cet article porte sur la présentation de quelques éléments sur les nouvelles formes dutilisation et dorganisation du territoire brésilien sous limpact des processus de diffusion de lagrobusiness globalisé.  Sources : Banque mondiale, douanes françaises et brésiliennes citées par Business France 2013 et 2014, CONAB, IBGE, MAPA, MAAF, Ambassade de France au Brésil. S’agissant de la mise en oeuvre de ce plan d’action, le Brésil soutient globalement l'amélioration de la transparence et de l'information sur les marchés agricoles, ainsi qu’une meilleure coordination internationale en cas de crise, en participant à AMIS (Agricultural Market Information System) et au Forum de réaction rapide. Depuis, plusieurs sessions de négociations se sont tenues, mais n'ont porté que sur les aspects normatifs, en attente d’un premier échange d’offres ; le Mercosur n'ayant toujours pas réussi à présenter une offre unifiée. Cette exploitation, très extensive, ne respecte guère les équilibres naturels de la forêt amazonienne. This map was created by a user. La forêt brésilienne recèle un grand nombre de richesses naturelles telles que l’huile de tung, le caoutchouc, l’huile de carnauba, la fibre de caroa, des plantes médicinales, des huiles végétales, des résines, des bois de construction ou d’ébénisterie. Elles constituent des zones de protection contre la déforestation. Les principales formes de relief du pays sont les plaines et des plateaux.. Plaines. 11:52. Le pays présenté est : Pérou. Toutefois, malgré l’importance du secteur pour l’économie du pays, l’emploi, l’inclusion sociale et l’aménagement des territoires, il n’y a pas de planification pluriannuelle de la politique agricole, reposant sur des objectifs stratégiques définis. L’agriculture du Brésil 1 PE 397.242 1. Le monde rural n'y a certes plus la même importance que naguère, la croissance spectaculaire de l'industrie et des services ayant fait passer au second plan ce qui était, jusqu'aux années 1940, la principale base économique du pays et le cadre de vie de la grande majorité de ses habitants. S’agissant de l’enseignement, le Brésil est un partenaire majeur pour la Direction générale de l’enseignement et de la recherche du MAAF, tant au niveau de l’enseignement technique que de l’enseignement supérieur. Selon les statistiques des douanes françaises, la France a exporté en 2014, 169M€ en produits agricoles, forestiers et agroalimentaires vers le Brésil. Brésil: cartes géographiques gratuites sur d-maps, cartes géographiques muettes, cartes vierges, fonds de cartes haute définition, formats GIF, PDF, CDR, AI, SVG, WMF En 2013, les invasions de grandes propriétés par des mouvements réclamant la redistribution des terres ont reculé : 110 invasions ont été constatées, chiffre le plus bas depuis 2002, année électorale où 102 occupations avaient été constatées. Plusieurs actions sont poursuivies par les pouvoirs publics : le suivi, le contrôle et la répression de la déforestation; la régularisation foncière des terres octroyées lors de la colonisation de la région ; la promotion et la mise en place de systèmes productifs durables. Une augmentation importante du nombre de producteurs bio au Brésil. Il a investi la scène multilatérale avec l'élection de Brésiliens à la tête de la FAO (José Graziano Da Silva, directeur général depuis 2012) et de l'OMC (Roberto Azevêdo, directeur général depuis 2013). Parmi ces bois, certains ont une forte valeur commerciale comme le pin du Paraná. Le partenariat comporte également un volet « biome amazonien » auquel le MAAF a été associé. Aujourd’hui, ces aires couvrent plus de 2Mkm², soit 42% de la superficie de l’Amazonie brésilienne. Le volume total de crédits rendus disponible s’élève à 156,1Md BRL (environ 52Md€) soit une augmentation de +14,7% par rapport à l'exercice précédent. Malgré tous ces résultats très positifs et les forts espoirs fondés sur le développement de l’agriculture à court terme, plusieurs facteurs limitant et enjeux doivent être signalés : Principales productions du secteur agricole brésilien en 2013/2014. L’agriculture brésilienne est très fortement duale, partagée entre l’agro-négoce (modèle issu du passé colonial de grandes propriétés concentrées sur les cultures d’exportation) et l’agriculture familiale. L’adoption en 2005 de la loi sur la biosécurité a lancé le développement légal de la culture des OGM. Le Brésil fait également partie des partenaires engagés dans l'initiative internationale de recherche pour l'amélioration du blé (Wheat initiative) et dans l'initiative de suivi géographique de l'agriculture mondiale (GEO-GLAM). Organisation politico-administrative Le Brésil est actuellement une République fédérale composée de 26 États et d’un district fédéral (CARTE 1) avec sa capitale, Brasilia (2 384 000 habitants) (2006).Le pays est régi par un système présidentiel (avec à sa tête, depuis 2003, Luiz Inácio Lula da Il officialise également un groupe de travail conjoint qui s'est réuni deux fois en 2014, à Paris et à Brasilia. Par ailleurs, en fonction des années, d’autres plans de soutiens plus spécifiques peuvent être adoptés. appui à l’assurance individuelle : l’objectif affiché est quesoient assurés 10Mha et 80000 producteurs (contre 9Mha et 65000 producteurs en 2013). En 2014, avec 15Md€ d’importations agricoles brésiliennes, l’UE est la seconde destination des exportations agricoles du Brésil, avec environ 22% des exportations. Ces crédits sont intégrés dans le programme PRONAF qui comporte des lignes spécifiques pour les frais de campagne ou les investissements et des lignes de crédits ciblées sur certaines catégories de producteurs (jeunes, femmes, etc.) Mais, alors que les petites exploitations familiales constituent 80 p. 100 des propriétés rurales, le Brésil apparaît de plus en plus comme une superpuissance agricole. En ce qui concerne l’adaptation au changement climatique, le plan national de 2008 est en cours de révision. On a pu constater que la déforestation annuelle a diminué : de 27 000 km² en 2004, elle est passée à 4 650 km2 en 2011- 2012, un chiffre proche de l’objectif du plan national de lutte contre le changement climatique pour 2020, fixé à 3900 km2. Aller à la recherche, Télécharger la fiche Brésil - Collection 2015 (PDF - 480 Ko). Fabien.joubert@ac-orleans-tours.fr Dossier n°3 : vers une agriculture durable ? Cette année a été annoncée la création de lignes de crédits spécifiques pour les assentados (producteurs installés) de la réforme agraire et des annulations massives de dettes pour ces derniers ; un système spécifique de garantie des prix sous forme d’avance de trésorerie transformable en subvention selon les conditions de marché (ce qu’on pourrait appeler une bonification contra-cyclique) ; une assurance qui deviendra obligatoire à partir du 1er janvier 2015 «PROAGRO mais », liée à l’octroi de crédits dans le cadre du PRONAF (efface les dettes en cas de sinistre). Ce nouveau statut l’incite à prendre la tête d’un groupe de vingt pays émergents, dit le G20, dans le cadre des négociations commerciales menées au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), afin de lutter contre le protectionnisme agricole des pays développés et contre les subventions que ceux-ci accordent à leurs producteurs. Le Brésil a été, en 2003 à Cancun un des pays fondateurs du G20 de l’OMC (à ne pas confondre avec le G20 qui réunit les 20 premières économies mondiales), qui vise à faire entendre la voix des pays en développement, et se présente comme un de ses chefs de file. Aller à la navigation Le CIRAD a une présence forte au Brésil. avec des taux d’intérêts variables mais toujours bonifiés (coût pour l’Etat estimé autour de 2,5Md BRL, environ 800M€). Ces discussions bilatérales commerciales ont repris à la suite du sommet UE-Amérique Latine-Caraïbes du 18 mai 2010. Suite à la Conférence de Copenhague en 2009, le Brésil a notifié ses engagements de réduction d’émissions et adopté un plan de lutte contre le changement climatique en agriculture (Plan ABC – Agriculture Bas Carbone) qui comporte les mesures suivantes : Ce plan est principalement mis en oeuvre via la mise à disposition de crédits à taux bonifiés dans le cadre des Plano Safra, mais ces crédits sont encore sous-utilisés pour permettre une adoption à grande échelle de nouvelles pratiques. Cette dualité se traduit au niveau institutionnel par deux ministères disctincts, le MDA pour l'agriculture familiale et le MAPA pour l'agro-négoce. Sur ces 240Mha de SAU, environ 160 sont occupés par des pâturages, 53Mha par les cultures de céréales, 8Mha par la canne à sucre, 7Mha par les forêts plantées, et environ 10Mha par des cultures permanentes et autres cultures. Autre évolution importante, à partir de 2008, les banques publiques et privées exigent des agriculteurs un certificat foncier et environnemental pour octroyer des prêts, mettant ainsi fin à l’attribution de crédits incitant au déboisement. Les régions les plus touchées sont Roraima, Bahia et Mato Grosso do Sul. Il faut aussi noter que si l’attention internationale est focalisée sur la forêt amazonienne, d’autres biomes ont été mis en péril par l’extension de la production agricole : le cerrado (savane du Centre-Ouest) a été détruit à environ 70% et la mata atlantica (forêt tropicale humide du littoral) n’est plus que résiduelle. Le solde des échanges agricoles et agroalimentaires francobrésiliens est structurellement déficitaire pour la France à – 1,08Md€. Enfin, la lutte contre la déforestation s’appuie aussi sur des initiatives privées, via l’action des ONG qui tentent de faire peser la pression médiatique (menace de boycott sur les grandes multinationales du secteur des céréales ou de la viande et du cuir mi-2009). Les efforts pour améliorer la productivité ont porté leurs fruits : par exemple, la production de céréales a été multipliée par 2,74 en 20 ans entre 1992-93 et 2002-03, alors que les surfaces cultivées n’ont été multipliées « que » par 1,50. La démarcation de terres indigènes est ainsi devenu un sujet de conflit majeur dans les zones de forte production agricole (sud et centre-ouest du pays) et l’objet de multiples tentatives au parlement visant à donner plus de pouvoirs aux acteurs économiques dans la démarcation de ces terrains indigènes, qui est un droit leur étant reconnu dans la Constitution. les problèmes d’infrastructures de transport (engorgement des ports en période de récolte, routes déficientes, absence quasi-totale de chemin de fer, transport fluvial peu développé) mais aussi de stockage (225 Mt de capacité seraient nécessaires contre seulement 145Mt disponibles aujourd’hui) et d’irrigation (seulement 3 à 4Mha sont irrigués contre un potentiel de 16 à 20Mha) ; la forte dépendance aux importations d’engrais (plus de 70% des engrais sont importés et notamment pour le potassium, importé à plus de 90%), qui influent sur les coûts de production ; les importations d'engrais et de produits primaires pour leur fabrication auraient coûté 8Md€ en 2012 contre 7,3Md€ en 2011; les questions de régularisation foncière et de réforme agraire non résolues et les inégalités très fortes en termes de répartition du foncier ; la tendance à l'hypertrophie du secteur agricole primaire et la concentration sur certaines productions destinées aux marchés extérieurs peu diversifiés ; le système sanitaire imparfait et à deux vitesses : des contrôles stricts pour l’export (via un contrôle fédéral – SIF), et un marché interne soumis à des contrôles des États et des villes beaucoup moins rigoureux ; ainsi pour la viande bovine, seulement 5,2Mt sont abattus de manière contrôlée sur plus de 8Mt de production. Etape n°1 : Répondez attentivement aux questions à l’aide des documents 5 à 9 p. 256-257 Questions : 1. Avec l’ensemble des ministres de l’agriculture des pays membres du G20, le Brésil a approuvé en juin 2011, le «plan d’action sur la volatilité des prix alimentaires et l’agriculture ». Le Brésil s'étend sur 8,5 Mkm², soit 42% de la zone Amérique Latine et Caraïbes, et près de 17 fois la France. Ce programme est doté de 1,2Md BRL (environ 400M€). La déforestation en Amazonie a lieu sur des territoires spécifiques : les fronts pionniers. Outre le nombre d’occupations, la Commission Pastorale de la terre a recensé 14 homicides d’indiens en 2013 dans des conflits liés à la terre, le pire chiffre depuis la collecte de ces données en 1988. DOCUMENTAIRE BRÉSIL 2010 : LE DESSOUS DES CARTES - QUEL BILAN POUR LULA 1-2 - Duration: 11:52. Le paradoxe alimentaire du Brésil est que la 3e agriculture mondiale n'arrive pas à nourrir sa population. Le secteur agro-industriel (comprenant les produits des industries agroalimentaires et les agro-équipements ) représente 22,5% du PIB en 2013 (produits bruts de l'agriculture: 6,7%) et 43% des exportations du pays en 2014. 360Mha (soit 42% de la surface) sont occupés par la forêt amazonienne, 65Mha par d’autres espaces naturels, 96Mha par les villes et 330Mha par les exploitations agricoles (qui comportent environ 90Mha de végétation native dans les exploitations et 240Mha en surface agricole utilisée). Le monde agraire au Brésil est marqué par l’opposition chaque jour croissante de deux territoires. Le pays est victime du changement climatique et pourrait altérer la géographie de la production agricole au Brésil. La Chine est passée en 1re position avec 17Md€ (dont 72% provient du complexe soja) et les États-Unis avec 5Md€. On peut aussi citer les exemples de la volaille (multiplication par 2,9 de la production entre 1997 et 2011), du soja (multiplication par 3,54 de la production en 20 ans), du maïs, de la canne à sucre ou de la viande de porc, dont les productions ont augmenté dans des proportions impressionnantes depuis le début des années 1990. La réforme agraire réclamée par le Mouvement des paysans sans terre (MST) est l’une des priorités du président Luis Inacio Lula da Silva — 260 000 paysans en ont bénéficié au cours de son premier mandat (2002-2006). Les taux bonifiés sont maintenus extrêmement bas (entre 0,5% et 3,5%) au regard de l’inflation (autour de 6,5%) et du taux directeur de la Banque centrale (11%), et n’ont pas été augmentés contrairement à ceux du plano safra pour l’agriculture commerciale. Les exportations agricoles sont très concentrées puisque les 5 premiers grands types de produits représentent 75,6% des flux en valeur (y compris les produits forestiers) : Il est à noter que ces exportations portent sur des produits peu transformés puisque moins de 30% du sucre exporté est raffiné et plus de 2/3 du soja exporté l’est sous forme de grains. Il est, pour les apprenants de l’enseignement français, le premier pays de destination d’Amérique latine (102 départs sur 226 en 2013, 136 sur 289 en 2014). L'agriculture au sens large est aussi un des secteurs majeurs de l'économie brésilienne.